Prenotare un colloquio

Capitolo 247

Un engagement à deux ne peut pas reposer sur un seul

Cette phrase peut rappeler une parole précieuse. Elle peut aussi servir à fermer une conversation que le couple ne peut plus éviter.

« Tu m’as promis de m’être fidèle. »

Cette phrase peut rappeler une parole précieuse. Elle peut aussi servir à fermer une conversation que le couple ne peut plus éviter.

La fidélité compte. Mais que devient cette promesse lorsque, depuis des années, une autre dimension importante de la relation a disparu et que l’un des deux refuse même d’en parler ? Faut-il continuer à demander la même vie à son partenaire sans regarder ce qu’on lui fait vivre ? Et celui qui souffre de ce manque peut-il, à son tour, décider seul que sa promesse n’existe plus ?

Un engagement ne se résume pas à la liste des fautes que l’autre n’a pas le droit de commettre. Il vit aussi de ce que chacun apporte pour que la relation reste habitable. Cela ne donne à personne un droit sur le corps de son partenaire. Cela oblige les deux à considérer honnêtement les besoins, les refus, les changements et les conséquences de leur manière de répondre.

J’ai rencontré un couple dont l’histoire m’a longtemps fait réfléchir à cette différence.

Ce qu’il racontait, et ce que son récit ne suffisait pas à savoir

Ils vivaient ensemble depuis une quinzaine d’années. Depuis près de quatre ans, selon le mari, leur intimité s’était progressivement éteinte. Lorsqu’il cherchait à se rapprocher, sa femme lui disait souvent qu’elle n’avait plus envie. Elle avait un peu plus de quarante ans et invoquait son âge, sa fatigue et une baisse de désir.

L’homme avait essayé plusieurs approches. Il avait proposé davantage de temps, des caresses, des objets destinés au plaisir. Il remarquait que sa femme pouvait parfois éprouver beaucoup de plaisir lorsqu’ils se rapprochaient. Il en concluait qu’elle avait encore la capacité d’aimer ces moments et ne comprenait pas pourquoi elle refusait si souvent qu’ils commencent.

Ce détail compte dans son expérience. Il ne règle pourtant pas la question à lui seul.

Le plaisir ressenti pendant un acte ne prouve ni l’envie de recommencer, ni l’envie d’avoir commencé. Un corps peut répondre alors que la personne se sent éloignée, pressée, contrariée ou simplement indisponible. À l’inverse, dire « c’est mon âge » n’explique pas nécessairement tout ce qui s’est transformé entre deux personnes. Quarante-deux ans ne constituent pas, à eux seuls, une réponse sur le désir d’une femme précise.

Je connaissais surtout le récit de cet homme. Sa peine était réelle. Elle ne me donnait pas accès, par magie, à tout ce que vivait son épouse.

La question importante n’était donc pas de prouver, à partir de ses réactions physiques, qu’elle aurait dû accepter. Elle était de comprendre pourquoi une distance aussi longue s’était installée et ce que chacun faisait pour que l’autre ne demeure pas seul devant elle.

Le « non » doit rester un vrai non

Il faut poser une limite avant d’aller plus loin : une promesse de fidélité ne donne jamais un accès permanent au corps de l’autre.

Nous pouvons désirer une intimité régulière et entendre un refus. Nous pouvons être peiné(e)s par cent refus successifs sans que le cent unième devienne moins libre. Un massage, une caresse ou la certitude supposée que l’autre aura du plaisir ne transforme pas son non en oui.

Dans cette histoire, la femme avait même dit qu’elle se sentait parfois « violée » lorsqu’elle faisait l’amour avec son mari. Il serait grave de traiter cette phrase comme un simple caprice, même si son mari ne comprenait pas ce qu’elle voulait dire ou se sentait injustement accusé. Elle annonçait au minimum que leur intimité ne pouvait plus continuer sur les mêmes suppositions.

De son côté, l’homme a fini par dire qu’il ne trouvait plus de plaisir à une rencontre qu’il croyait devenue une corvée pour elle. Voilà une autre perte que la seule fréquence des rapports ne montre pas : il ne voulait pas seulement obtenir un acte. Il voulait pouvoir désirer une personne qui se sentait libre de le désirer aussi.

Quand l’intimité en arrive là, insister pour obtenir un rapport ne répare rien. Mais interdire toute conversation sur ce qu’elle est devenue ne répare rien non plus.

Un refus ponctuel et une vie commune transformée n’appellent pas la même discussion

Un soir, elle disait qu’elle était fatiguée. Il respectait ce refus. Le lendemain matin, elle venait parfois vers lui et il acceptait. À ses yeux, le rapprochement semblait possible uniquement lorsqu’elle en avait l’initiative. Lorsqu’il cherchait à son tour un moment de proximité, il retrouvait régulièrement la même porte fermée.

Il faut se garder de compter les initiatives comme des dettes : « J’ai accepté hier, tu me dois aujourd’hui. » Le désir ne fonctionne pas sur ce modèle. Avoir envie le matin et non le soir n’est pas une contradiction qu’un partenaire pourrait utiliser comme preuve de mauvaise foi.

Mais la répétition de cette asymétrie peut faire naître une autre question. Est-ce que nos deux désirs ont encore une place dans les conversations du couple ? Est-ce que l’un peut dire ce qu’il vit sans recevoir seulement l’ordre de s’y habituer ?

Chaque refus conserve sa légitimité. La forme durable que prennent ces refus concerne néanmoins la vie des deux personnes. Nous avons le droit de ne pas vouloir un rapport. Nous ne pouvons pas décider seuls que la perte vécue par l’autre ne mérite aucune parole, aucune attention et aucun choix commun.

Cette responsabilité ne commande pas de retrouver le désir. Elle demande de reconnaître ce qui existe réellement.

Le désaccord visible cachait peut-être une autre blessure

Un élément est apparu plus tard dans le récit du mari : il avait fait partir la personne qui aidait le foyer dans les tâches ménagères. Sa femme estimait qu’elle portait désormais trop de travail. Lui jugeait qu’elle exagérait, notamment parce qu’elle organisait aussi son activité professionnelle.

Je ne peux pas trancher cette dispute à partir de la seule version de l’un. Qui accomplissait les tâches ? Combien de temps prenaient-elles ? Avait-elle accepté cette nouvelle répartition ? Était-elle en colère contre la décision, contre la manière dont elle avait été prise, ou contre une accumulation plus ancienne ?

Ces questions changent la lecture possible de leur distance. Si elle lui en voulait, son retrait intime pouvait être une manière de le punir. Il pouvait aussi être la conséquence d’une fatigue, d’un ressentiment ou d’un sentiment de ne plus être considérée. Une conséquence vécue et une sanction volontaire peuvent produire la même absence de rapports ; elles demandent des réponses différentes.

Le mari avait une part à regarder : retirer une aide du foyer peut alléger une dépense et alourdir la vie de l’autre. S’il prenait seul une décision dont elle supportait le travail supplémentaire, il ne pouvait ensuite traiter son mécontentement comme un défaut sans l’examiner.

Elle avait également une part à regarder si elle voulait encore construire avec lui : laisser pendant des années l’autre deviner ce qu’il faudrait comprendre, tout en fermant chaque tentative de conversation, n’aiderait ni son corps à redevenir libre ni leur couple à retrouver une forme vivante.

Rien n’obligeait à distribuer des torts égaux. Il fallait retrouver la séquence et la réalité de chacun.

On ne peut pas réclamer seulement les avantages d’un engagement

L’homme entendait : « Accepte que nous ne fassions presque plus l’amour, et reste fidèle. » Il avait l’impression qu’un accord essentiel était réécrit par une seule personne. Son épouse pouvait, de son côté, entendre : « Puisque nous sommes mariés, trouve le moyen de me satisfaire malgré ce que tu ressens. »

Les deux phrases enferment si elles empêchent l’autre d’exister.

Nous ne sommes pas tenus d’éprouver du désir pour prouver notre loyauté. Nous sommes tenus, si nous voulons continuer à construire ensemble, de ne pas traiter comme insignifiant ce que notre partenaire perd. Le besoin d’intimité peut compter profondément pour lui ou pour elle. Il peut porter du plaisir, de la tendresse, un sentiment d’être choisi(e), une façon de se retrouver après les difficultés.

De même, celui qui désire davantage ne peut pas invoquer la réciprocité en effaçant la fatigue, la blessure ou le refus de l’autre. Il ne construit rien en faisant du sexe une contribution obligatoire à payer pour recevoir la fidélité.

La réciprocité n’exige pas deux corps disponibles au même moment. Elle exige que les deux vies restent présentes dans la définition de la relation.

La réciprocité porte sur la construction du lien, jamais sur une dette de disponibilité

Une personne peut souffrir profondément de l’absence d’intimité. Cette peine mérite d’être entendue dans ce qu’elle signifie : manque de plaisir, de tendresse, de proximité ou de sentiment d’être choisie. Mais la reconnaissance de ce manque ne transforme pas l’acte sexuel en contribution obligatoire. Le désir de l’un ne signe pas le consentement de l’autre.

La réciprocité peut être cherchée ailleurs que dans un oui exigé : donner une place à la parole, prendre au sérieux ce que chacun vit, explorer les formes de proximité librement souhaitées, chercher une aide si les deux le désirent ou reconnaître une incompatibilité importante. Parler n’oblige pas à produire du désir. Refuser une intimité n’interdit pas de dire ce qui compte dans la relation.

Si les attentes ne peuvent plus coexister, le couple doit pouvoir examiner sa définition et son avenir sans menace destinée à obtenir un acte. La fidélité ne doit pas devenir le prix d’un rapport, et le manque ne devient pas une permission de tromper. Une décision sur le lien possède ses propres conséquences ; elle mérite un examen distinct de l’accès au corps.

Ce dernier chapitre rejoint ainsi la question qui traverse le livre : que faisons-nous de la valeur de deux personnes lorsque nous choisissons de construire ensemble ? Nous pouvons vouloir notre bonheur et reconnaître celui de l’autre sans le posséder. Nous pouvons aimer et découvrir que certaines conditions de vie commune ne sont plus réunies. Nous pouvons aussi apprendre une organisation nouvelle, si les volontés et les moyens se rencontrent.

La compréhension ne suffit pas à fabriquer cette rencontre. Elle permet de ne plus la confondre avec la seule endurance de l’un. Un engagement vivant laisse deux personnes présentes dans ses avantages, dans ses efforts et dans ses choix. Notre transformation prend alors un sens profond : mieux nous aimer, mieux aimer l’autre et regarder avec lucidité ce que notre manière de vivre rend réellement possible.

Une participation au foyer ne crée pas une créance sur le corps

Prendre davantage de tâches, de nuits ou de responsabilités peut être un progrès nécessaire. Cette contribution ne devient pas un paiement dont l’autre devrait régler le solde par une intimité plus fréquente.

Le repos retrouvé peut modifier ce qui est possible ; il ne garantit ni l’apparition d’un désir ni un consentement. Nous devons distinguer les conditions de vie qui pèsent sur la relation et la liberté de chaque rencontre. Supprimer une charge injuste n’achète pas un accès nouveau.

Celui qui souffre d’un manque d’intimité peut demander une conversation sur leur vie, les possibilités, les limites et l’avenir. Celui qui refuse un rapport peut entendre cette peine sans revenir sur son refus pour la faire cesser. Le partenariat exige de traiter les deux questions avec dignité : que chacun prenne une part soutenable de la vie commune, et que l’intimité reste une rencontre où personne ne paie sa place avec son corps.

La peine du partenaire mérite une place sans devenir un droit sur notre réponse

Refuser un rapport peut laisser l’autre déçu. Nous pouvons accueillir cette peine sans conclure que notre refus doit disparaître pour que l’autre aille mieux. La bienveillance ne consiste pas à prendre en charge toute émotion par l’abandon de sa volonté.

De son côté, le partenaire peut exprimer le manque sans faire de son humeur une conséquence punitive : froideur prolongée, reproches, retrait des moyens essentiels ou menace de tromper. Ces méthodes ne réparent pas une difficulté d’intimité ; elles modifient la liberté du prochain accord.

Si le manque est durable, une conversation sur l’avenir reste possible. Elle doit distinguer les attentes, les engagements, les moyens de travailler ensemble et les limites de chacun. Une décision sur la relation ne doit pas être utilisée comme menace immédiate pour obtenir un acte. Le couple peut chercher une construction commune ; il ne peut pas remplacer deux libertés par un calcul où la douleur de l’un annulerait le refus de l’autre.

Son retrait a produit une conséquence qu’elle n’attendait pas

Après plusieurs années, l’homme a cessé de chercher une intimité qui lui donnait le sentiment de déranger. Il a réduit les gestes sensuels, les approches, puis cette manière de la regarder avec désir qui avait longtemps accompagné leur vie.

Sa femme lui a reproché de ne plus venir vers elle. Elle regrettait une attention qu’elle repoussait souvent lorsqu’elle conduisait à un rapprochement sexuel.

Sa peine n’était pas forcément hypocrite. Elle pouvait vouloir être regardée, choisie, caressée parfois, sans vouloir de rapport. Elle pouvait aussi découvrir trop tard qu’en écartant systématiquement certaines approches, elle avait rendu l’ensemble de la tendresse plus difficile à offrir. Lui ne savait plus quel geste serait accueilli et quel geste lui vaudrait un nouveau rejet.

Nous pouvons demander : « J’aimerais encore ta tendresse, mais sans que chaque geste doive conduire au sexe. » Cette demande donne une chance à une proximité différente. Elle ne peut pas être remplacée par l’exigence que l’autre continue spontanément de se comporter comme avant, alors que son expérience de nos refus l’a changé lui aussi.

Quand nous modifions durablement une partie de la relation, nous ne contrôlons pas toutes les autres parties qui resteront identiques. L’autre peut perdre l’élan qu’il ou elle avait auparavant. Cette conséquence mérite d’être comprise, sans servir à punir en retour.

Menacer d’aller ailleurs ne résout pas la promesse devenue difficile

À bout, cet homme a fini par annoncer qu’il pourrait chercher ailleurs ce qu’il ne trouvait plus chez eux. Sa phrase exprimait une limite réelle : il ne voulait pas promettre indéfiniment une vie à laquelle il ne parvenait plus à consentir intérieurement.

Mais cette menace créait une pression sur sa femme : « Si tu ne te rapproches pas, je romprai ma fidélité. » Elle pouvait alors accepter par peur, précisément au moment où sa liberté de vouloir était déjà en question. Une intimité obtenue sous cette menace aurait peut-être augmenté leur activité sexuelle tout en diminuant encore leur confiance.

La frustration explique une tentation. Elle ne choisit pas à notre place. Tant que nous présentons la fidélité comme notre engagement actuel, nous devons répondre de ce que nous en faisons.

Si cet engagement est devenu impossible à tenir honnêtement dans la relation telle qu’elle existe, il faut le dire et examiner ce que cela change pour le couple. Nous pouvons demander un autre accord, reconnaître une incompatibilité ou décider de ne plus poursuivre la même relation. L’autre garde la liberté de refuser l’accord proposé. Nous gardons celle de ne pas rester dans une promesse que nous ne voulons plus porter.

Ce travail peut être douloureux. Il est plus loyal qu’une transgression cachée présentée ensuite comme une conséquence inévitable de la conduite du partenaire.

Une limite protège ; une représaille cherche à faire céder

« Je ne veux plus insister pour une intimité qui te pèse et qui me blesse » peut être une limite honnête. L’homme cesse alors un geste devenu douloureux pour les deux.

« Je vais te retirer toute affection jusqu’à ce que tu recommences » est autre chose. Il utiliserait à son tour le manque comme instrument de pouvoir.

De la même manière, une personne qui ne veut plus de rapport peut dire : « Je ne peux pas vivre cela maintenant ; j’aimerais comprendre ce qui s’est fermé en moi. » Elle protège sa volonté. Si elle pense au contraire : « Je sais que tu en souffres et je vais entretenir cette souffrance pour obtenir gain de cause sur une autre décision », elle ajoute une punition à un problème peut-être légitime.

La différence ne tient pas toujours au geste visible. Elle tient à la vérité que nous pouvons dire sur son motif, au lien avec le problème et à ce que nous cherchons à obtenir.

Une limite peut conduire à modifier un engagement. Elle ne devrait pas devenir une scène jouée pour éduquer l’autre par la douleur.

Être fidèle demande de savoir à quoi nous le sommes encore

La fidélité ne se réduit pas à l’interdiction de voir quelqu’un d’autre. Elle exprime un choix plus vaste : protéger une relation, une confiance et la parole que nous avons donnée. Ce choix peut traverser des périodes difficiles. Il ne dépend pas de la perfection quotidienne de notre partenaire.

Mais il ne suffit pas non plus de répéter la promesse d’autrefois pour dispenser le couple de regarder ce qu’il est devenu. Si une dimension essentielle a durablement disparu, si aucun dialogue n’est possible et si les deux personnes ne veulent plus la même vie, la question n’est plus seulement : « Qui doit tenir sa parole ? » Elle devient : « Quelle parole pouvons-nous encore nous donner sans nous mentir ? »

Il est possible de rester fidèle pendant qu’on cherche à comprendre. Il est possible de choisir une relation dont l’intimité a changé, si ce choix appartient réellement aux deux. Il est possible de reconnaître que l’accord n’est plus partageable et d’en tirer ouvertement les conséquences.

Il n’est pas juste de transformer un refus en faute sexuelle. Il n’est pas juste non plus de faire du besoin de l’autre une demande honteuse qu’il ou elle devrait porter seul(e) pour toujours.

Un engagement à deux ne peut pas être porté par un seul corps, un seul désir ou une seule volonté. Chacun doit rester libre de dire non. Chacun doit aussi pouvoir entendre ce que ses choix, ses silences et ses changements demandent réellement à l’autre. C’est à cet endroit que la promesse cesse d’être une formule et redevient une responsabilité vivante.

Les questions qui m’aident à éprouver nos engagements

Quel engagement est-ce que je réclame encore à l’autre, et que fais-je aujourd’hui pour rendre la relation à laquelle cet engagement donnait sens habitable pour nous deux ?

Lorsque je dis non à une intimité, qu’est-ce que je protège réellement en moi ; lorsque je cherche un oui, est-ce que je laisse à l’autre la liberté entière de ne pas me le donner ?

Quel avantage immédiat me donne le silence, la pression ou la menace, et quel prix cette méthode fera-t-elle payer plus tard à notre désir, à notre confiance et à mon amour propre ?

Quelle part du problème visible pourrait venir d’une fatigue, d’une décision ou d’une blessure que je préfère ne pas regarder parce que cela compliquerait mon récit ?

Si la promesse que je prononce encore ne correspond plus à la relation que je suis prêt(e) à vivre, quelle vérité dois-je exprimer avant de choisir un acte que je ne pourrais plus appeler fidèle ?

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